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27 août 2026

*JJB ou No GI (grappling) : quelles différences pour un débutant ?*

Connais-tu les différences entre le JJB et le NO Gi ? Il est temps d'explorer ces deux styles en lisant cet article !

*JJB ou No GI (grappling) : quelles différences pour un débutant ?*

JJB Gi ou NO Gi : quelles différences pour un débutant ?

Tu viens de pousser la porte d'un club de Jiu-Jitsu Brésilien (JJB) ou tu t'apprêtes à sauter le pas, et une question revient sans cesse : Quelle est la différence dans la pratique entre le JJB (avec kimono) et le NO Gi (sans kimono) ?

Après tout, le but reste le même : amener son partenaire au sol, contrôler puis réussir à placer une soumission. Pourtant, le port de la tenue change drastiquement la dynamique des combats, les prises utilisables, la vitesse de jeu et l'apprentissage de la technique.

Pour t'aider à y voir plus clair, voici un panorama complet des différences entre le JJB et le NO Gi.

  1. La tenue : kimono appelé Gi contre tenue de compression La différence la plus évidente réside bien sûr dans l'équipement porté sur le tatami.

Le JJB en Gi : On porte un kimono (Gi) plus ou moins lourd et résistant, spécialement conçu pour supporter les tractions répétées, serré par une ceinture qui indique le grade du pratiquant. Le tissu offre une infinité d'accroches (grip) pour les mains et les pieds.

En NO Gi : On délaisse le kimono au profit d'un rashguard (un t-shirt moulant en matière synthétique) et d'un short de combat (avec éventuellement un legging dessous). La tenue colle au corps et n'offre aucune prise directe. Cette différence matérielle conditionne l'ensemble de la discipline : là où le Gi offre du contrôle et de la friction, le No Gi privilégie la fluidité et le placement du corps.

  1. Les grips et le contrôle : l'art de saisir La gestion des saisies (grips) constitue la véritable ligne de démarcation entre les deux styles.

En Gi, les possibilités d'agrippement sont quasi illimitées. Tu peux saisir le col, les revers, le label (pent du Gi), les manches, le pantalon ou la ceinture de ton adversaire. Ces prises solides permettent de bien saisir un partenaire, d'installer un contrôle méthodique et de ralentir la progression adverse. Les étranglements utilisant le propre col de l'adversaire (comme le cross collar choke ou le bow and arrow) font partie des armes les plus redoutables du répertoire. Il est également possible de saisir son propre Gi (manche, label) pour soumettre son partenaire comme notamment l'étranglement nommé Ezequiel.

En NO Gi, il est strictement interdit d'agripper les vêtements du partenaire (short ou rashguard). Tu dois obligatoirement contrôler les structures anatomiques : le cou, les poignets, les coudes, les aisselles ou la nuque. Sans la friction du tissu, la transpiration rend les corps extrêmement glissants au bout de quelques minutes. Maintenir un contrôle demande une pression constante, un bon placement du poids du corps et des verrouillages articulaires précis (crochets, underhooks, overhooks).

  1. Le rythme de combat : méthode contre explosivité Le style de tenue influence directement le tempo des échanges.

Le travail en Gi impose un rythme généralement plus posé et stratégique. Comme les saisies créent beaucoup de friction et d'ancrage, il est plus difficile pour un combattant de s'échapper d'une mauvaise position par la seule force ou la vitesse. Le jeu ressemble davantage à une partie d'échecs humaine : chaque prise de grip prépare le coup suivant. Pour un débutant, cela permet d'analyser la situation, de comprendre la mécanique des leviers et de construire sa défense étape par étape.

À l'inverse, le NO Gi se caractérise par une vitesse d'exécution élevée et une grande dynamique. L'absence de prises sur les vêtements facilite les sorties de position défensive et les transitions rapides. Les phases de combat debout (amener au sol, lutte) y sont très présentes. Si tu aimes l'intensité cardiovasculaire, la réactivité et l'agilité, le No Gi offre des sensations très proches de la lutte libre ou des arts martiaux mixtes (MMA).

  1. L'éventail technique et le panel de soumissions Sur le plan technique, chaque modalité possède ses spécificités :

La gestion de la garde En Gi, l'utilisation des revers et des manches permet de développer des gardes complexes (De La Riva, Spider guard, Lasso guard). En NO Gi, ces gardes dépendantes du tissu sont impraticables : on privilégie des gardes comme la garde papillon, la garde fermée ou la demi garde en utilisant des contrôles au corps.

Les soumissions Le Gi ouvre la porte à des dizaines d'étranglements complexes avec le tissu. En No Gi, le panel d'étranglements se concentre sur les clés de cou sans tissu (comme la guillotine, le rear-naked choke, l'anaconda choke ou le Darce choke). De plus, le No Gi accorde une place prépondérante aux attaques de jambes ( clés de cheville, clé de genou), un secteur technique qui nécessite un certaine expérience dans la pratique.

  1. Par quoi commencer quand on est débutant ?

Faut-il absolument choisir son camp dès le premier cours ? La réponse courte est : non, les deux approches sont complémentaires et il est même recommandé de pratiquer les deux disciplines.

  • Pourquoi pratiquer le JJB ?

Le GI (kimono) est une excellente école de la patience et de la rigueur technique. Il empêche de compter uniquement sur ses capacités athlétiques pour sortir des mauvaises positions. Il force le débutant à intégrer les concepts de posture, d'alignement du corps et de gestion de l'espace.

  • Pourquoi essayer aussi le NO Gi ?

Le No Gi permet d'acquérir rapidement des réflexes de défense instinctifs, une excellente capacité de transition et un sens aigu de l'équilibre. Son apprentissage est souvent jugé plus intuitif au tout début, car il repose sur des contrôles anatomiques simples.

Pour une progression équilibrée, la majorité des enseignants recommandent donc de pratiquer les deux disciplines. Les acquis du Gi renforcent la précision technique du No Gi, tandis que la vitesse du No Gi apporte du dynamisme et de la réactivité au jeu en Gi.

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